Le Pandaranol démoniaque

Pandaranol

 

Pandaranol

Tout commença un jour de white Pandaranol. Le soleil était au zénith, la chaleur était insupportable mais il fallait marcher, continuer à marcher encore et encore sinon c'était la fin, le Pandaranol démoniaque nous rattraperait très, trop vite. L'on pouvait voir au loin la forêt black, dense, effrayante mais rassurante à la fois, peut être qu'une fois à l'intérieur, serions-nous hors de portée et sauvés !?

Je pris ma gourde mais quelle déception de me rendre compte qu'elle ne contenait plus que quelques gouttes de nectar, mes hepatocytes n'allaient pas tarder à me faire ressentir ce manque. Et ce soleil, qui nous tapait dessus tel un malléus la forêt était encore bien loin, jamais on ne tiendrait la distance, pas sous cette chaleur.

Ismérie fut la première à entendre le chant du Pandaranol démoniaque, cela voulait dire qu'il se rapprochait plus vite que prévu. Le Galgo qui nous accompagnait commençait à sentir lui aussi le danger, ses oreilles étaient dressées, ses babines se relevaient parfois, cela n'était pas pour nous rassurer ! De plus, je m'étais rendue compte que mon accélérateur de particules s'était éteint et impossible de le remettre en marche sans batterie lunaire.

Malgré cela et n'en pouvant plus, nous décidâmes de nous arrêter quelques minutes, histoire de reprendre notre souffle. Brochy et Whity s'affaissèrent littéralement, eux non plus n'avaient plus de nectar ! A mon tour, j'entendis le chant maudit du Pandaranol, mes cheveux se dressèrent sur ma nuque et cette forêt qui semblait s'éloigner toujours plus! Jamais on n'y arriverait à temps.

C'est alors que nous vîmes arriver vers nous aussi soudainement qu'un orage de protons, le Panda éphémère. Il était très rare de le voir se matérialiser dans notre monde, surtout en pleine journée. Tel un phœnix, il se posa près de nous délicatement sous les grognements apeurés du Galgo. Nous comprîmes par la suite qu'Ismérie était en contact virtuel avec lui, dans le monde zéro, monde que seuls les Googliens connaissaient. Nous, pauvres Seerpiens, ne pouvions voyager dans les sphères virtuelles. Ismérie et le Panda semblèrent se connecter téléphatiquement une fraction de secondes, ce fut presque mystique, je pouvais sentir via mon capteur d'énergie dissipée leur connexion mentale. Ils devaient probablement échanger des informations sur le Pandaranol démoniaque ! Après quelques instants, Ismérie se retourna vers nous toute souriante et nous indiqua que le Panda voulait bien nous emmener jusqu'à la forêt black. Quel ne fut pas notre soulagement !

C'est alors que...

(la suite dans un prochain épisode Pandaranol-ien). ;)